Avec des réseaux électriques omniprésents, les interventions dans les bâtiments ou sur le domaine public exposent les opérateurs à des risques, quel que soit le corps d’état auquel ils appartiennent. Chaque année, des centaines d’accidents graves d’origine électrique sont recensés, tous secteurs confondus. Pour prévenir ce risque, de nouvelles dispositions du Code du travail ont renforcé la sécurité lors des opérations sur ou à proximité d’installations électriques, en rendant notamment l’habilitation électrique des opérateurs obligatoire. Depuis le 1er juillet 2011, seuls les travailleurs habilités par l’employeur, après avoir suivi une formation théorique et pratique, sont autorisés à effectuer des travaux spécifiés par l’habilitation.

 Mais si formation et habilitation sont désormais obligatoires pour se prémunir du risque électrique, l’application de principes généraux de prévention s’avère également indispensable pour assurer la sécurité des personnes sur les chantiers. Notre dossier vous propose un point complet sur le sujet.

Le risque électrique dans le BTP

Remplacer un chauffe-eau, peindre autour d’une prise de courant, réarmer un dispositif de protection sur une installation électrique…Ces interventions courantes concernent quasiment tous les corps de métiers du BTP. Si banales soient-elles, elles constituent autant de sources potentielles d’accidents pour des non électriciens. Malgré les efforts constants de la profession depuis 20 ans, le risque de mortalité dans ce domaine est quinze fois supérieur aux accidents de travail tous secteurs confondus.

En 2010, la CNAMTS a ainsi enregistré quelque 713 accidents du travail (AT) d’origine électrique, soit 0,11% du nombre total des AT. Un pourcentage relativement faible mais une gravité souvent plus importante. En effet, 0,7% des accidents dus à l’électricité sont mortels contre 0,08% pour l’ensemble des risques.

Principaux risques en électricité du bâtiment

Les contacts électriques

Les risques de contacts électriques sont de deux ordres. D’une part il y a les contacts directs où l’opérateur touche une partie sous tension avec son corps. Deux cas de figure se présentent alors : soit le courant électrique traverse le corps pour rejoindre la terre (entre une phase et la terre), soit le courant électrique traverse le corps pour faire un court-circuit (entre deux phases).

D’autre part, il y a les contacts indirects, plus pernicieux, où l’opérateur touche une masse conductrice (métallique ou autre) non reliée à la terre qui est accidentellement mise sous tension. Le courant traverse alors le corps pour rejoindre la terre. 

Dans les deux cas, il existe un risque d’électrisation voire d’électrocution. Les conséquences sont variables en fonction d’un certain nombre de paramètres liés, par exemple, à la présence d’humidité qui favorise le passage du courant, la nature des contacts, l’état de santé de l’opérateur et de l’intensité du courant (A : en ampères) qui traverse l’organisme ainsi que la différence de potentiel (la tension V : en volts).

Suivant les individus, les seuils de danger varient, mais on peut estimer qu’à partir de 5 mA, il peut y avoir des répercussions sur l’homme. Il s’agit le plus souvent de lésions qui touchent principalement la main, les membres supérieurs et les yeux (brûlures, contusions, commotions, plaies).

À partir de 30 mA (seuil de déclenchement des dispositifs différentiels à haute sensibilité), on assiste à une tétanisation des muscles respiratoires qui peut aboutir au bout de quelques minutes à une asphyxie.

Au-delà de 30 mA, on parle de « fibrillation ventriculaire » affectant les organes vitaux, à commencer par le cœur. Le seuil de tension dangereuse s’établit, quant à lui, à 50 V (12 V en environnement humide).

Les phénomènes d’amorçage

Sur des tensions élevées (haute tension), il n’y a pas besoin d’entrer en contact avec la pièce nue : dès l’approche, un amorçage peut avoir lieu ; cet amorçage permet le passage du courant. Plus la tension est élevée, plus ce phénomène est amplifié.

Les chocs électriques

Les chocs électriques (le courant traverse le corps) peuvent avoir différents effets sur l’homme : électrisation, électrocution et brûlures internes et superficielles. Les brûlures internes sont le plus souvent invisibles, seules apparaissent des marques aux points de contact. Elles peuvent donc être plus graves que ce que laissent supposer les blessures extérieures. À noter : plus le courant est élevé et plus le risque de mort subite est grand. De même, plus la tension et la durée du contact sont importantes et plus les dommages sont graves.

Les brûlures

Il existe deux types de brûlures causées par l’électricité.

Les brûlures électrothermiques sont provoquées par l’énergie dissipée par l’effet Joule tout le long du trajet du courant dans le corps. Ces brûlures aboutissent à des nécroses internes situées plus particulièrement au niveau des muscles.

Les brûlures par arc et rayonnement lumineux sont des brûlures provoquées par la projection de particules métalliques en fusion au cours de la production de l’arc électrique ou provoquées par la proximité du corps avec l’arc. La force de la lumière émise brûle les cellules oculaires. Pour en savoir plus sur l’habilitation électrique pour électricien du bâtiment suivez le lien : https://habilitations-electrique.fr/habilitation-electrique-electricite-batiment/

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